J’ai ôté mes chaussures orthopédiques

Mon papa était un alcoolique, un ivrogne qui n’avait besoin de personne pour boire. Tous les jours, il ne sortait du bar que lorsqu’il était ivre mort. Lorsqu’il rentrait à la maison, il demandait régulièrement pardon à ma mère et promettait de ne plus boire, mais sa bicyclette semblait téléguidée et s’arrêtait toujours dans les mêmes bars. Un jour une personne a parlé de Dieu à mes parents et leur a dit qu’Il était vivant et plein d’amour pour chacun de nous, et que ses promesses comme celle du Psaume 37 verset 24 : « si l’homme tombe, il n’est pas terrassé, car Dieu lui prend la main » sont vraies même pour les alcooliques. Ils ont entendu ces paroles et lu celles que l’on trouve dans les Evangiles, et Ils ont été touchés ; tous les deux ont donné leur vie à Jésus. A partir de ce jour, mon père a été complètement transformé et a cessé de boire. Il prenait bien, de temps en temps, un petit apéritif ou un verre de vin, mais plus du tout au point de se saouler. Voilà comment était la famille dans laquelle je suis né. Dès ma naissance, le médecin avait dit à mes parents que je ne vivrais pas vieux à cause de graves problèmes de santé. Je me suis traîné de maladie en maladie au point que je pourrais citer plus facilement les maladies qui ne m’ont pas atteint.
Je voudrais vous parler plus particulièrement de la polio que j’ai eue à l’âge de 14 mois, suite à une épidémie dans la région de Rouen. Nous étions, à l’hôpital, une vingtaine d’enfants à avoir été contaminés, et sur ces 20 enfants, 18 sont décédés, un est resté en chaise roulante et moi j’ai été préservé du pire. Je pouvais marcher, mais avec un appareil orthopédique, car j’avais tout le côté gauche pris. Je ne pouvais rien faire comme les autres enfants. Quand on faisait des bêtises, c’était toujours moi qui trinquais, car les autres étaient déjà partis en courant, alors c’est moi qui me faisais prendre. C’est vrai qu’ils n’étaient pas très gentils, ils m’appelaient souvent « pattes de canard » ou « jambes de laine ». A l’âge de 14 ans mes parents m’ont envoyé en colonie de vacances. Un soir nous étions rassemblés dans une grande salle où on nous a parlé de l’Amour de Dieu et de sa grande bonté. Beaucoup ont accepté Jésus dans leur vie et au moment où l’on a prié pour les malades, j’ai vu des choses extraordinaires s’accomplir. Comme mes parents étaient chrétiens, j’avais déjà assisté à des guérisons, des signes et des prodiges, mais je n’avais pas réalisé pleinement ce que Dieu était capable de faire dans ma vie de jeune. Ce soir là, j’ai compris que Dieu dans sa grandeur pouvait me guérir. A la fin de la colonie, je suis rentré à la maison et j’ai expliqué à mes parents ce que j’avais expérimenté et cette conviction intérieure, que Dieu m’avait touché et guéri. Je dois dire que cette soirée était à jamais gravée dans ma mémoire. J’ai ôté mes chaussures orthopédiques et pour la première fois, j’ai pu mettre des chaussures normales. Par la suite, j’ai eu l’occasion de faire des poids et haltères, et pour prouver que lorsque Dieu fait quelque chose, Il le fait bien, j’ai soulevé un poids de 151kg. Quand Dieu agit, c’est du solide. Il y a quelque temps, j’ai eu un problème de cordes vocales, je ne pouvais plus parler. Le problème étant assez grave, le chirurgien m’a dit qu’il fallait opérer. Devant mon refus d’accepter l’opération, il me dit: « Je vous donne un mois pour réfléchir, et je veux vous revoir au bout de ce temps ». Il m’a donné quelques médicaments, mais son traitement, disait-il, n’éviterait pas une opération. Rentré chez moi, j’ai demandé à mon église de prier pour moi, au même moment j’ai retrouvé ma voix. Lorsque je suis retourné voir le chirurgien, il m’a regardé et m’a dit: « C’est formidable, je ne comprends rien, mais ce médicament a fait de l’effet. Vous n’avez plus rien du tout ». Pas d’opération, pas de cicatrice, Dieu m’avait guéri. Pour nos enfants, comme pour nous, Dieu agit dans la vie de tous les jours, même dans les plus petites choses. Il est un Dieu de guérison et ce qu’Il a fait pour nous, il peut le faire pour vous. Il m’a guéri physiquement, et il a sauvé mon âme.
A lui toute la Gloire.

Jacques