Délivré du cannabis

Je m’appelle Maxime, j’ai 20 ans, je suis étudiant en psychologie à Besançon. Ma vie a changé de manière extraordinaire pour ne pas dire surnaturelle. Mes années de lycée étaient ponctuées par des redoublements, des conseils de disciplines, des exclusions, de la violence et toutes sortes de rébellions. Les tags et autres vandalismes occupaient mes soirées et le cannabis prenait de plus en plus de place dans mon existence. Très rapidement, j’ai changé d’état d’esprit. Mes raisonnements et mon mode de vie étaient centrés sur moi, je me suis enfermé dans un cocon. Il semblait que rien ne pouvait m’arriver, j’étais tellement sûr de mes capacités que l’échec était impensable, et pour couronner le tout, j’avais toujours raison. En classe de terminale, j’étais interne, mais aucune autorité réelle ne s’exerçait sur notre groupe. Nos soirées en internat étaient dominées par le cannabis et nous n’avions pas d’autre limite que le temps.

Petit à petit, je suis devenu insomniaque, je ressentais des choses étranges autour de moi, comme des sensations ou des présences. J’ignorais ce qui se passait lorsque nous étions défoncés, mais je savais que nous changions profondément. Progressivement, nous acquérions un pouvoir psychique sur les autres, une sorte de contrôle mental, un rapport étroit de domination. Le bien-être que me procurait le cannabis dans les premières prises s’est rapidement transformé en cauchemar, mes nuits devenaient terrifiantes. Un soir, j’étais tellement persuadé que la police allait faire une descente au milieu de la nuit que je suis allé jeter mon morceau de shit dans les toilettes. Geste pour moi impensable et même absurde à l’époque. De fait, une heure plus tard, l’alarme de l’internat retentit, sous prétexte d’un exercice de sécurité. Je savais que ce n’était pas le hasard, mais j’ai mis cela sur le compte de mon intuition. J’ai vécu une expérience encore plus bouleversante, mais déterminante pour ma vie, au cours d’une autre nuit. Cela faisait plusieurs heures que je cherchais le sommeil. Mon camarade, un adepte du cannabis comme moi, dormait profondément. Lentement mais sûrement, la peur a commencé à m’envahir. Quelque chose se passait autour de moi, je le craignais, sans pouvoir l’expliquer. Soudain, je me suis senti agressé, on essayait de rentrer dans mon corps, de toucher à mon âme. C’était la sensation la plus horrible que j’aie jamais vécue, j’étais tétanisé. C’est alors que la solution s’est imposée à mon esprit comme une évidence : Il fallait que je prie. De toute façon je ne risquais rien. J’ai seulement dit :

« Sauve-moi Jésus ».

Aussitôt, un rayon de chaleur a pénétré tout mon être, touchant puissamment mon cœur. Mes membres se raidirent et mon camarade s’est levé en sursaut en prononçant cette phrase, qui m’a glacé le sang : « Non ! Ne partez pas ! ». Je suis resté allongé sur mon lit sans bouger, essayant de comprendre ce qui venait de se passer, mais je me suis endormi. Quelques jours après, je me suis procuré une bible, car je n’étais pas convaincu qu’une prière à Jésus puisse être l’explication de ce qui m’était arrivé. En l’ouvrant, je suis tombé sur le Livre de Job. Ce fut la plus grande révélation de ma vie. Je l’ai lu et relu. J’ai réalisé que quelqu’un me connaissait au plus profond de moi et qu’il amenait à la lumière les choses cachées et secrètes de ma vie. J’étais émerveillé ! J’avais soif ! J’ai enfin compris que Dieu avait créé cette terre et que par amour pour moi Il a laissé son fils mourir sur une croix pour faire de moi une nouvelle créature. Depuis, je marche avec Jésus qui m’a libéré du cannabis et du tabac et qui a complètement changé ma vie. C’est l’événement le plus merveilleux qui ait pu m’arriver, car maintenant, je vois le monde comme il est et non comme il paraît.